Cinq bilans d’assurance, calculés du début à la fin
Produits le 21 août 2026 par le moteur de TonBilan · Hypothèses en vigueur : version août 2026
En bref. Cinq profils québécois types, passés dans le même moteur de règles que l’outil en ligne. Les montants d’assurance vie suggérés vont de 25 000 $ pour une personne seule sans personne à charge à 425 000 $ pour une travailleuse autonome avec un enfant. Le cinquième cas est celui d’un homme de 54 ans à qui le moteur répond qu’il est possiblement trop assuré, avec 500 000 $ de couverture en trop.
Un besoin d’assurance ne se lit pas dans un barème. Il dépend de qui dépend de toi, de ce que tu dois, de ce que tu as déjà mis de côté et de ce que l’État verserait à ta place. Plutôt que d’expliquer la méthode dans le vide, voici cinq situations complètes passées dans le moteur, avec les montants, les coûts mensuels et le raisonnement derrière chaque chiffre.
Les profils sont fictifs, les calculs ne le sont pas : c’est exactement le même moteur de règles que celui de l’outil, avec les mêmes hypothèses publiées sur la page méthode. Tu peux reproduire n’importe lequel de ces bilans en répondant au questionnaire avec les mêmes réponses.
Les cinq d’un coup d’œil
Chaque ligne est un bilan complet. Clique pour aller au cas qui ressemble le plus au tien.
| Profil | Bilan | Assurance vie | Coût total estimé |
|---|---|---|---|
| Marie, 34 ans Couple, deux jeunes enfants, hypothèque | 65/100 | 400 000 $ | 38 $ / mois |
| Alex, 29 ans Seul, locataire, sans personne à charge | 39/100 | 25 000 $ | 69 $ / mois |
| Nadia, 41 ans Travailleuse autonome, un enfant | 36/100 | 425 000 $ | 230 $ / mois |
| Jean-Philippe, 54 ans Enfants autonomes, hypothèque presque payée | 82/100 | 500 000 $ en trop | 96 $ / mois |
| Sophie, 37 ans Monoparentale, deux enfants, un revenu | 55/100 | 400 000 $ | 43 $ / mois |
Le coût total additionne les estimations centrales des protections recommandées. Il ne s’agit pas de soumissions : la tarification réelle dépend de l’état de santé, des habitudes et de l’assureur.
Marie, 34 ans : deux revenus, deux jeunes enfants, une hypothèque
Sa situation. Employée avec assurance collective, 68 000 $ par année. Son conjoint gagne 61 000 $. Deux enfants, le plus jeune a 3 ans. Propriétaires avec 285 000 $ d’hypothèque et 12 000 $ d’autres dettes. 45 000 $ en REER, un REEE déjà ouvert. Sa collective lui donne 100 000 $ d’assurance vie.
Bonne base, des trous à combler. Tu as déjà des morceaux en place. Quelques ajustements ciblés solidifieraient vraiment ton filet de sécurité.
| Protection | Montant | Coût estimé | Priorité |
|---|---|---|---|
| Assurance vie | 400 000 $ de couverture supplémentaire suggérée | 15 $ à 25 $ / mois | ●●● |
| Assurance invalidité | 500 $ / mois de manque à combler estimé (vs ta collective) | ●●● | |
| Assurance maladies graves | 50 000 $ de montant forfaitaire suggéré | 15 $ à 25 $ / mois | ●●● |
Pourquoi ce montant. Le moteur justifie chaque chiffre. Voici ce qu’il répond à Marie sur sa première priorité, assurance vie :
- Ta plus jeune personne à charge a 3 ans : la protection est calibrée pour tenir jusqu’à son autonomie, environ 20 ans de revenu.
- Le revenu de ton/ta partenaire est compté dans le calcul : son revenu net (≈ 45 799 $/an) continuerait de faire vivre le ménage : on ne couvre que le vrai manque à gagner, pas ton salaire au complet.
- On a soustrait ce que la RRQ verserait aux tiens : rente d’orphelin (≈ 308 $/mois par enfant) et rente de conjoint survivant : environ 196 297 $ de soutien public déjà prévu. La plupart des calculateurs l’ignorent et te sur-assurent d’autant.
Ce que ce cas montre. C’est le profil le plus courant au Québec, et celui où l’écart entre la perception et la réalité est le plus grand. Marie se croit couverte : elle a « une assurance par la job ». Ces 100 000 $ ne représentent pourtant qu’un tiers de son hypothèque, et ils disparaissent le jour où elle change d’employeur. Remarque au passage ce que le moteur soustrait avant de conclure : les rentes que la RRQ verserait à ses enfants et à son conjoint. La plupart des calculateurs les ignorent et gonflent le besoin d’autant.
Alex, 29 ans : seul, locataire, sans personne à charge
Sa situation. Employé sans avantages sociaux, 52 000 $ par année. Célibataire, locataire, pas d’enfants. 18 000 $ de dettes d’études, 6 000 $ en CELI, moins d’un mois de dépenses en coussin.
Protection à bâtir. Il y a des trous importants dans ton filet de sécurité, mais la bonne nouvelle, c’est que chaque geste ci-dessous a un impact majeur.
| Protection | Montant | Coût estimé | Priorité |
|---|---|---|---|
| Assurance invalidité | 2 850 $ / mois de rente mensuelle visée | 37 $ à 69 $ / mois | ●●● |
| Assurance vie | 25 000 $ de couverture supplémentaire suggérée | 2 $ à 4 $ / mois | ●●● |
| Assurance maladies graves | 50 000 $ de montant forfaitaire suggéré | 14 $ à 22 $ / mois | ●●● |
Pourquoi ce montant. Le moteur justifie chaque chiffre. Voici ce qu’il répond à Alex sur sa première priorité, assurance invalidité :
- Ton employeur n’offre pas d’assurance salaire : l’assurance-emploi maladie couvre au mieux 26 semaines à 55 % (max 729 $/semaine, imposable). Après, ton revenu tombe à presque zéro.
- Avant 65 ans, l’invalidité est plus probable que le décès : environ 1 travailleur sur 3 vivra une invalidité de 90 jours et plus avant la retraite. C’est statistiquement le risque n° 1 pour tes finances.
- Avec moins de 3 mois d’épargne : même une invalidité courte mettrait tes finances sous forte pression.
Ce que ce cas montre. Voici le cas où l’intuition se trompe le plus complètement. Personne ne dépend du revenu d’Alex : l’assurance vie n’est presque pas un enjeu, et le moteur le dit : un montant symbolique, quelques dollars par mois. Ce qui le menace vraiment, c’est de perdre son propre revenu. Sans assurance collective, une invalidité de deux ans lui coûterait tout ce qu’il possède. C’est pour ça que l’invalidité arrive en priorité n° 1 alors qu’on lui a probablement déjà proposé une assurance vie trois fois.
Nadia, 41 ans : travailleuse autonome, un enfant, aucun filet
Sa situation. Travailleuse autonome, 95 000 $ par année. Conjoint à 48 000 $, un enfant de 9 ans. Propriétaires avec 240 000 $ d’hypothèque, aucune autre dette. 130 000 $ d’épargne, moitié REER moitié CELI, plus de six mois de coussin. Aucune protection en place.
Protection à bâtir. Il y a des trous importants dans ton filet de sécurité, mais la bonne nouvelle, c’est que chaque geste ci-dessous a un impact majeur.
| Protection | Montant | Coût estimé | Priorité |
|---|---|---|---|
| Assurance vie | 425 000 $ de couverture supplémentaire suggérée | 26 $ à 42 $ / mois | ●●● |
| Assurance invalidité | 4 450 $ / mois de rente mensuelle visée | 119 $ à 223 $ / mois | ●●● |
| Assurance maladies graves | 75 000 $ de montant forfaitaire suggéré | 31 $ à 51 $ / mois | ●●● |
Pourquoi ce montant. Le moteur justifie chaque chiffre. Voici ce qu’il répond à Nadia sur sa première priorité, assurance vie :
- Ta plus jeune personne à charge a 9 ans : la protection est calibrée pour tenir jusqu’à son autonomie, environ 14 ans de revenu.
- Le revenu de ton/ta partenaire est compté dans le calcul : son revenu net (≈ 37 579 $/an) continuerait de faire vivre le ménage : on ne couvre que le vrai manque à gagner, pas ton salaire au complet.
- On a soustrait ce que la RRQ verserait aux tiens : rente d’orphelin (≈ 308 $/mois par enfant) et rente de conjoint survivant : environ 148 880 $ de soutien public déjà prévu. La plupart des calculateurs l’ignorent et te sur-assurent d’autant.
Ce que ce cas montre. Une travailleuse autonome n’a ni assurance collective, ni assurance salaire, ni employeur qui comble les trous. Son épargne est solide et le moteur la soustrait, mais 130 000 $ ne remplacent pas vingt ans de revenu. Regarde le coût mensuel de l’invalidité dans son cas : c’est le prix réel de l’autonomie, et c’est le poste que les autonomes reportent le plus longtemps.
Jean-Philippe, 54 ans : le cas où l’outil dit « tu en as trop »
Sa situation. Employé avec assurance collective complète, 110 000 $ par année. Conjointe à 72 000 $, aucun enfant à charge. Hypothèque presque payée, 40 000 $ restants. 420 000 $ d’épargne. Il détient déjà 600 000 $ d’assurance vie, individuelle et collective combinées.
Bien protégé(e). Ton filet de sécurité est solide. Les points ci-dessous sont surtout des optimisations et des validations.
| Protection | Montant | Coût estimé | Priorité |
|---|---|---|---|
| Assurance vie (Possiblement trop assuré(e)) | 500 000 $ de couverture possiblement en trop | ●●● | |
| Assurance invalidité | Rien à ajouter | ●●● | |
| Assurance maladies graves | 75 000 $ de montant forfaitaire suggéré | 77 $ à 125 $ / mois | ●●● |
Pourquoi ce montant. Le moteur justifie chaque chiffre. Voici ce qu’il répond à Jean-Philippe sur sa première priorité, assurance vie :
- Ta couverture actuelle (510 000 $) dépasse ton besoin estimé (0 $) : tu paies peut-être des primes pour une protection dont tu n’as plus besoin. Cet argent pourrait travailler ailleurs (épargne, REER, CELI).
- Tes 420 000 $ d’actifs réduisent déjà ton besoin : plus ton patrimoine grandit, moins tu as besoin d’assurance « pure ». C’est le cours normal des choses.
- Attention : ne cours pas annuler quoi que ce soit : certaines polices (permanentes, avec valeurs de rachat, à des fins successorales) ont une valeur qu’il ne faut pas perdre. Fais faire le tri par un conseiller avant de toucher à quoi que ce soit.
Ce que ce cas montre. C’est la démonstration la plus importante de cette page. Le moteur ne lui vend rien : il lui dit qu’il est possiblement trop assuré, et chiffre le surplus. Jean-Philippe a acheté ses polices quand il avait une hypothèque neuve et des enfants à la maison. Ces deux raisons ont disparu, la prime est restée. Un outil conçu pour vendre n’afficherait jamais cet écran. Attention toutefois : une police annulée ne se rachète pas au même prix ni au même état de santé : cette décision se prend avec un conseiller, pas seule devant un écran.
Sophie, 37 ans : monoparentale, deux enfants, un seul revenu
Sa situation. Employée avec assurance collective partielle, 58 000 $ par année, emploi en mouvement plutôt que de bureau. Deux enfants, le plus jeune a 7 ans. Locataire, 9 000 $ de dettes, 21 000 $ en REER, un à trois mois de coussin.
Bonne base, des trous à combler. Tu as déjà des morceaux en place. Quelques ajustements ciblés solidifieraient vraiment ton filet de sécurité.
| Protection | Montant | Coût estimé | Priorité |
|---|---|---|---|
| Assurance vie | 400 000 $ de couverture supplémentaire suggérée | 18 $ à 29 $ / mois | ●●● |
| Assurance maladies graves | 50 000 $ de montant forfaitaire suggéré | 17 $ à 27 $ / mois | ●●● |
| Assurance invalidité | 750 $ / mois de manque à combler estimé (vs ta collective) | ●●● |
Pourquoi ce montant. Le moteur justifie chaque chiffre. Voici ce qu’il répond à Sophie sur sa première priorité, assurance vie :
- Ta plus jeune personne à charge a 7 ans : la protection est calibrée pour tenir jusqu’à son autonomie, environ 16 ans de revenu.
- On a soustrait ce que la RRQ verserait aux tiens : rente d’orphelin (≈ 308 $/mois par enfant) et rente de conjoint survivant : environ 50 424 $ de soutien public déjà prévu. La plupart des calculateurs l’ignorent et te sur-assurent d’autant.
- Tes dettes totalisent environ 9 000 $ : elles seraient réglées sans gruger l’héritage.
Ce que ce cas montre. Un seul revenu fait vivre trois personnes : il n’y a pas de deuxième salaire pour amortir le choc. Sa collective couvre une seule année de salaire, ce qui est la norme et ce qui est nettement insuffisant ici. Note que sa prime d’invalidité est plus élevée que celle d’une personne du même âge en emploi de bureau : sa classe d’occupation change le tarif, et le moteur en tient compte plutôt que d’afficher un prix moyen.
Ce que ces exemples ne sont pas
- Ce ne sont pas des clients réels. Ce sont des profils construits pour couvrir les situations les plus fréquentes au Québec.
- Ce ne sont pas des soumissions. Les fourchettes viennent d’un relevé de marché d’août 2026 pour des tarifs non-fumeur mitoyens; un questionnaire médical peut les faire monter ou descendre.
- Ce n’est pas un conseil personnalisé. Aucun de ces cas n’est le tien : les montants changent dès qu’un chiffre bouge.
- Le bilan ne remplace pas l’analyse complète des besoins qu’un conseiller en sécurité financière certifié fait avec toi avant toute souscription.
Pour aller plus loin
- Combien d’assurance vie faut-il au Québec : la méthode de calcul, étape par étape.
- Comment savoir si tu es trop assuré : le cas de Jean-Philippe, développé.
- Ce que la RRQ verse au décès : les montants que le moteur soustrait avant de conclure.
- L’assurance salaire et l’invalidité : pourquoi elle passe devant la vie dans plusieurs de ces cas.
- Notre méthode de calcul : toutes les hypothèses, datées et sourcées.
Le tien prendra quatre minutes.
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