Notre méthode de calcul, sans rien cacher
Hypothèses en vigueur : version juillet 2026 · Mises à jour au moins une fois par année
La plupart des calculateurs d’assurance te donnent un chiffre sorti d’une boîte noire — souvent gonflé, parce que celui qui calcule est aussi celui qui vend. TonBilan fait le pari inverse : te montrer chaque hypothèse, chaque soustraction, chaque source. Si un chiffre te semble discutable, tu peux voir exactement d’où il vient. C’est, à notre connaissance, le seul bilan d’assurance grand public au Québec qui le fait.
Les 4 principes qui guident tous les calculs
On travaille avec ton revenu net, pas ton brut. Ta famille vit avec ce qui reste après impôts. On estime ton revenu net avec les taux effectifs combinés Québec + fédéral 2026, cotisations sociales incluses (RRQ, RQAP, assurance-emploi). Calculer sur le brut, comme beaucoup le font, gonfle le besoin de 20 à 40 %.
On soustrait ce que l’État verserait déjà. Au décès, la RRQ verse une rente d’orphelin (≈ 308 $/mois par enfant jusqu’à 18 ans), souvent une rente au conjoint survivant, et une prestation de décès de 2 500 $. Presque aucun calculateur n’en tient compte — résultat : on te vend cette couverture en double. Pas ici.
On calcule en dollars d’aujourd’hui. Un besoin étalé sur 20 ans n’exige pas 20 années de salaire dans un compte : le capital versé est investi et travaille. On actualise les flux futurs à un taux réel prudent de 1,5 % — la pratique standard des outils de planification professionnels.
On te dit aussi quand tu n’as pas besoin d’assurance. Tes épargnes réduisent ton besoin. Ta couverture existante est soustraite. Et si tu es déjà bien couvert — ou trop couvert — le bilan te le dit, littéralement. L’analyse d’abord, la vente jamais.
Assurance vie : comment le montant est calculé
On additionne ce qui devrait être couvert, puis on soustrait ce qui l’est déjà :
Ce qu’on additionne
- Tes dettes, hypothèque incluse — pour que ta famille garde la maison, sans les paiements.
- Le niveau de vie du ménage : 70 % des revenus nets combinés du couple, moins le revenu net de ton/ta partenaire (qui continue de travailler). En valeur actualisée, sur une durée liée à ta situation : jusqu’aux 23 ans du plus jeune enfant (entre 5 et 20 ans de protection), 7 ans si ton/ta partenaire dépend de ton revenu, 2 ans en couple à deux revenus sans enfants.
- Un fonds d’études : 25 000 $ par enfant (15 000 $ si un REEE est déjà en route) — l’ordre de grandeur d’un parcours cégep + université au Québec en vivant chez ses parents.
- Les frais de fin de vie : 15 000 $ (funérailles moyennes de 5 700 $ à 8 300 $ au Québec, plus les frais de liquidation et un coussin).
Ce qu’on soustrait
- Les rentes de la RRQ : rente d’orphelin (307,81 $/mois par enfant, 2026) et rente de conjoint survivant (comptée prudemment à 70 % du maximum, soit ≈ 810 $/mois, car elle dépend des cotisations), en valeur actualisée. Plus la prestation de décès de 2 500 $ (≈ 1 900 $ après impôt).
- Tes épargnes et placements — pondérés : un REER légué sans conjoint est imposé au décès (on le compte alors à 55-75 % de sa valeur), un CELI passe au complet.
- Ton assurance vie actuelle — la collective est comptée à 75 %, parce qu’elle disparaît si tu changes d’emploi. L’assurance hypothécaire de la banque est comptée environ au solde de ton prêt.
Le résultat, arrondi aux 25 000 $, est ton besoin net de couverture. S’il est négatif ou presque nul, on te le dit : tu es auto-assuré(e) ou déjà bien couvert(e).
Assurance invalidité : le vrai trou dans ton filet
- La cible : remplacer de 70 à 85 % de ton revenu net selon ton niveau de revenu — un barème dégressif calqué sur les limites réelles d’émission des assureurs (afficher plus serait de la fiction : aucun assureur ne l’émettrait).
- Les régimes publics ne suffisent pas, et on explique pourquoi : l’assurance-emploi maladie couvre au mieux 26 semaines à 55 % (max 729 $/semaine, imposable) — et les travailleurs autonomes n’y ont généralement pas droit. La rente d’invalidité de la RRQ exige une invalidité « grave et prolongée » pour tout emploi. La CNESST et la SAAQ ne couvrent que les accidents de travail et de la route — or la majorité des invalidités viennent de maladies. On les mentionne, mais on ne les soustrait pas de ton besoin : c’est le choix prudent.
- Si tu as une assurance collective, on estime ce qu’elle verserait vraiment (par défaut : 60 % du brut, plafonnée, imposable si l’employeur paie la prime — les valeurs typiques du marché) et on calcule le manque à combler, en dollars nets par mois.
Assurance maladies graves
Le montant suggéré équivaut à environ un an de ton revenu net (minimum 25 000 $, maximum 200 000 $) : de quoi traverser un traitement et une convalescence sans t’endetter ni piger dans tes REER. Pour situer l’enjeu : un diagnostic de cancer coûte en moyenne 33 000 $ au patient canadien en frais non couverts et revenus perdus (Société canadienne du cancer, 2024).
Les prix affichés : des fourchettes honnêtes, pas des soumissions
Nos estimations de primes sont calibrées sur les prix réels du marché canadien compilés en juillet 2026 (comparateurs indépendants et barèmes d’assureurs). Elles tiennent compte de ton âge, de ton statut fumeur, du montant (les gros capitaux coûtent moins cher par tranche de 100 000 $), de ton sexe si tu l’as précisé, et — pour l’invalidité — de ton type de travail, la variable qui pèse le plus sur le prix.
On affiche une fourchette, jamais un chiffre au dollar près : ta prime réelle dépendra de ta santé, de tes habitudes et du produit choisi. Seule une soumission d’un assureur, après tarification, fait foi.
Le score de protection
Ton score sur 100 est la somme de trois sous-scores : assurance vie (sur 40), protection du revenu (sur 40) et maladies graves (sur 20), moins quelques points si ton coussin d’urgence couvre moins de 3 mois. Chaque sous-score reflète l’écart entre ta situation et ta couverture — pas le nombre de produits que tu détiens. Être bien couvert sans assurance (parce que tu n’en as pas besoin) donne un excellent score : c’est voulu.
Nos hypothèses chiffrées (version juillet 2026)
| Hypothèse | Valeur |
|---|---|
| Remplacement du niveau de vie du ménage | 70 % des revenus nets |
| Taux d’actualisation (réel, net d’inflation) | 1,5 % |
| Impôt : table effective Québec + fédéral 2026, cotisations incluses | 14,6 % à 30 k$ → 40,3 % à 250 k$ |
| Fonds d’études par enfant (sans REEE / avec REEE) | 25 000 $ / 15 000 $ |
| Frais de fin de vie | 15 000 $ |
| Rente d’orphelin RRQ (2026, par enfant) | 307,81 $/mois |
| Rente de conjoint survivant RRQ (prudence : 70 % du max) | ≈ 810 $/mois |
| Prestation de décès RRQ (nette d’impôt) | 2 500 $ (≈ 1 900 $) |
| REER compté au décès sans conjoint (impôt latent) | 55 à 75 % de la valeur |
| Assurance vie collective (fragile au changement d’emploi) | comptée à 75 % |
| Collective invalidité par défaut | 60 % du brut, plafond 6 000 $/mois, imposable |
| Rente d’invalidité cible (dégressive selon le revenu) | 85 % → 70 % du net |
| Montant maladies graves | ≈ 1 an de revenu net (25 k$ – 200 k$) |
Nos sources principales
- Normes d’hypothèses de projection 2026 — Institut de planification financière / FP Canada (inflation, rendements, actualisation)
- Retraite Québec — rentes de survivants, rente d’orphelin, prestation de décès, rente d’invalidité (montants 2026)
- Paliers d’imposition 2026 Québec et fédéral, cotisations RRQ/RQAP/AE (CQFF, Planiguide RCGT)
- Gouvernement du Canada — prestations de maladie de l’assurance-emploi; CNESST et SAAQ — indemnités de remplacement du revenu 2026
- Compilations de prix du marché canadien, juillet 2026 — comparateurs indépendants (PolicyMe, PolicyAdvisor) et barèmes d’assureurs
- Société canadienne du cancer — coûts assumés par les patients (2024); Fédération des coopératives funéraires du Québec — coûts funéraires
- Méthodes d’analyse de besoins enseignées au programme de permis en assurance de personnes (PQAP/LLQP)
Les limites, dites franchement
- Ce bilan est un outil d’information et d’orientation. Il ne constitue pas un conseil en assurance, ni une offre de produit, ni l’analyse de besoins financiers formelle prévue par la réglementation québécoise — celle-ci sera réalisée avec un conseiller certifié avant toute souscription.
- Il ne connaît pas ton état de santé, tes antécédents ni tes contrats en détail : la tarification réelle peut différer des fourchettes affichées.
- Les hypothèses sont revues au moins une fois par année; entre deux mises à jour, certains montants publics peuvent avoir été indexés.
La meilleure façon de juger notre méthode? L’essayer.
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